En s’inscrivant dans l’histoire des sciences par ses découvertes sur la radioactivité, Marie Curie a aussi fait progresser la cause des femmes.
En s’inscrivant dans l’histoire des sciences par ses découvertes sur la radioactivité, Marie Curie a aussi fait progresser la cause des femmes.
En pleine révolution, elle publie sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791), pour dénoncer la domination masculine qui exclut les femmes de la vie publique.
Mathématicienne et physicienne, traductrice de Newton, la liberté de mœurs de Mme du Châtelet, uniquement connue pour sa liaison avec Voltaire, a longtemps estompé son œuvre scientifique.
La société s’est longtemps organisée autour du modèle de la femme au foyer et du mari au travail. La volonté d’égalité l’a remis en question, sans faire disparaître les stéréotypes conservateurs.
Avant Michelle Perrot, l’histoire de France était peuplée d’hommes. Grâce à ses travaux, les femmes du passé ont enfin pris corps, des humbles lingères aux fougueuses militantes.
La Commune de Paris a duré seulement 72 jours, et s’est finie dans un bain de sang. Elle continue pourtant à représenter un idéal pour beaucoup. Quentin Deluermoz, spécialiste du 19e siècle, revient pour nous sur ce paradoxe.
À se pencher sur le sort des subalternes et des opprimés, on découvre qu’ils sont aussi les acteurs de l’histoire de France.
Pluriels et traversés de clivages, les mouvements féministes contribuent pourtant depuis un siècle et demi à transformer les sociétés occidentales.
La question du soin a pris une ampleur sans précédent, tant dans la société que dans le débat d’idée. Ce phénomène témoigne d’un nouveau rapport au vivant, désormais marqué du sceau de la vulnérabilité.
La philosophie féministe ne se contente pas d’interroger les rapports entre hommes et femmes, elle questionne l’altérité et l’identité.
De nombreuses légendes décrivent la manière dont les hommes auraient pris le pouvoir sur les femmes. Ce qui suppose qu’avant, elles le détenaient. Le matriarcat primitif a été plus d’une fois réfuté, puis a refait surface en appui à la cause féministe.
Souci esthétique, maternité, conjugalité : pour se poursuivre, l'émancipation doit prendre en compte les deux dimensions publique et privée de l'existence des femmes.
La montée en puissance des femmes aurait-elle finalement signé la fin du pouvoir masculin ? C’est la thèse provocatrice développée récemment par la journaliste américaine Hanna Rosin dans son ouvrage The End of Men. De même, les récentes actions spectaculaires des pères divorcés en colère ont donné l’image d’une masculinité aux abois. La domination masculine serait-elle en train de s’effacer ? Les travaux d’historiens et de sociologues invitent à la prudence quant aux discours sur une « crise » de la virilité : certes, les hommes cèdent peu à peu du terrain, mais ont-ils vraiment changé pour autant ?