Si, pour Sartre, nous devons nous engager dans la vie, ce n’est pas d’abord au nom de principes éthiques ou politiques, mais parce que nous sommes d’ores et déjà « embarqués ».
Si, pour Sartre, nous devons nous engager dans la vie, ce n’est pas d’abord au nom de principes éthiques ou politiques, mais parce que nous sommes d’ores et déjà « embarqués ».
Et si la sculpture de soi avait un rapport avec le socialisme ? Un Karl Marx inconnu éclairé par le dandysme d’Oscar Wilde.
Nous ne sommes que des pantins mus par un désir inextinguible, source de souffrance. Mais une vie heureuse reste possible.
Sans opposer l’âme et le corps, l’éthique de Spinoza nous invite à produire et entretenir les affects joyeux pour augmenter notre puissance d’agir.
Comment atteindre le bonheur, autrement dit la tranquillité de l’âme ? Par la vertu, répondent les stoïciens, laquelle dépend de nous seuls. Et pour cela, il faut sans relâche étudier, méditer, mais aussi s’exercer pour apprendre à faire face à tout ce qui peut menacer notre sérénité.
Rien ne sert de refuser la vulnérabilité humaine. Il faut donc plutôt apprendre à faire et à penser avec elle. Ce qui suppose d’accepter la place du corps et des émotions dans notre vie.
Figure de proue de la « deep ecology », Arne Næss appelle à reconnaître la valeur intrinsèque de tout être vivant. Ce qui doit conduire à transformer radicalement notre mode de vie pour qu’il soit plus respectueux des milieux naturels.
Inutile de chercher à donner un sens à la vie. Il n’y en a pas. Nous devons vivre avec l’absurde. Ce qui n’obère pour autant pas la possibilité du bonheur.
La mort est l’horizon indépassable de toute vie. Comment les philosophes appréhendent-ils cette réalité ? Les positions divergent. Petit panorama.
Depuis Platon, la philosophie, faussement désincarnée, est portée au mépris de la vie sensible. Nietzsche l’appelle au contraire à être affirmatrice et à nous réconcilier avec l’existence.
Pour Kant, la recherche du bonheur n’est pas le but de notre existence. La vie ne vaut d’être vécue que si elle s’efforce de faire le bien. C’est à cela que nous devons consacrer notre énergie.
Intransigeants, Pascal et Kierkegaard font le choix de la vie chrétienne contre la vie mondaine. Nul besoin alors d’un art de vivre. La religion suffit.
La voie du bonheur véritable passe par la philosophie. Malheureusement, les hommes en font souvent peu de cas.
Nous sommes tous les héritiers de la philosophie arabo-musulmane. Sans al-Kindî, al-Fârâbî, Avicenne ou Averroès, les pensées d’Orient et d’Occident auraient emprunté d’autres trajectoires…
Intellectuel emblématique des années 1970, Gilles Deleuze s’est donné la mort le 4 novembre 1995. Créer fut son maître mot : il n’a cessé de chercher comment libérer la réflexion de tous les carcans pour inventer de nouvelles façons de penser, de sentir et de vivre.
Comment garantir la stabilité et la grandeur d’un État ? Cette question a obsédé l’auteur du Prince et des Discours sur la première décade de Tite-Live. Il en a tiré une œuvre subversive sur les ressorts du pouvoir politique.
Alain de Libera étudie les pérégrinations de la pensée médiévale autour de la Méditerranée. De Plotin à Averroès il met au jour une autre façon de penser le monde, la pensée, le sujet.
Philosophe et psychanalyste, Cornelius Castoriadis (1922-1997) a remis la démocratie au centre de la pensée politique, en s’appuyant sur les notions d’institution, d’imaginaire et d’autonomie.
Héros des progrès de l’esprit humain, puis suspecté de satanisme, Prométhée est devenu à la fin du 20e siècle un adjectif qui qualifie les dangers de la technoscience.