Longtemps sous-représentée, la diversité ethnoculturelle se fait une place dans la littérature française, estime Alain Mabanckou, écrivain majeur de la littérature francophone.
Longtemps sous-représentée, la diversité ethnoculturelle se fait une place dans la littérature française, estime Alain Mabanckou, écrivain majeur de la littérature francophone.
Cyberguerres, catastrophes climatiques, migrants par millions... Miroir de nos angoisses politiques, la littérature de science-fiction dessine un futur bien sombre.
Omniprésente dans la littérature contemporaine, l’école est vécue par les élèves comme le lieu de basculement : celui de la relégation ou de l’émancipation sociale. Les enseignants, eux, dépeignent l’inertie d’un système miné par les inégalités.
Depuis les années 1980, la littérature française ausculte la famille de l’intérieur. En marge du roman et de l’autobiographie, l’autofiction et le récit de filiation explorent ses violences et ses tensions, les transmissions imparfaites et les ruptures sociales.
L’écrivain ne doit pas être confondu avec un sociologue, estime le romancier Mathieu Larnaudie. Le regard singulier qu’il jette sur la société lui permet au contraire de l’éclairer d’un jour nouveau.
Inventer d’autres langues, d’autres histoires, d’autres rythmes pour évoquer les convulsions du monde : c’est le pari d’une génération d’écrivains français qui repensent, comme Laurent Gaudé, la figure de l’auteur engagé.
La littérature française fait retour au réel. Les écrivains s’immergent dans la société pour en dévoiler les ressorts et en formuler les impensés.
Qu’ils soient courageux, résilients ou ascétiques, les héros restent au centre des récits littéraires. À travers leurs trajectoires et tiraillements, ce sont nos valeurs qui se donnent à lire.
Comment conduire sa vie dans un monde fondamentalement absurde ? Cette question traverse l’œuvre de Camus, écrite dans une époque polarisée par les idéologies. De romans en essais, il a tenté de fonder une pensée équilibrée et lucide, capable de « désintoxiquer les esprits et apaiser les fanatismes, même à contre-courant ».
Pour comprendre des adhésions politiques, décrire la honte sociale ou explorer la mémoire de la guerre, de nombreux écrivains inventent aujourd’hui des écritures hybrides, mêlant introspection et ambition sociologique.
Iris a 13 ans et vit à Paris. Elle lit de moins en moins de livres imprimés. Elle préfère désormais « scroller » des « webtoons », ces bandes dessinées d’origine coréenne adaptées aux smartphones. Et si l’avenir de la littérature se jouait sur les plateformes numériques ?
Depuis vingt ans, le roman réaliste a cédé la place à des récits fantastiques ou dystopiques, où des héroïnes luttent pour un monde plus juste sur fond d’inégalités de genre et de crise écologique.
La littérature de jeunesse est le seul secteur de l’édition où la censure s’exerce ouvertement en démocratie. Comment cette « censure » fonctionne-t-elle et à partir de quelle réglementation ?
Loups, monstres, ogres épouvantables et sorcières maléfiques hantent les contes et fictions pour enfants.
Les livres à raconter « dès la naissance » se sont largement développés, encouragés par des dispositifs publics qui offrent des albums aux nouveau-nés. Avec des bénéfices désormais reconnus sur le développement de l’enfant.
Donner le goût de la lecture aux enfants est en France un enjeu de politique publique. Reportage dans une école maternelle de Seine-Saint-Denis où l’association Lire et faire lire se rend chaque semaine.