Pourquoi agit-on ? En s'interrogeant sur l’intention, elle a ouvert un nouveau domaine de réflexion.
Pourquoi agit-on ? En s'interrogeant sur l’intention, elle a ouvert un nouveau domaine de réflexion.
L’Américaine Jane Jacobs a mis en avant les excès de l’architecture moderne. La Française Colette Pétonnet s’est intéressée à des populations urbaines jusque-là ignorées.
Au tournant des années 1990, des penseuses développent les études de genre. Ce courant a impulsé les réflexions sur le « care » (bienveillance, sollicitude…) et les minorités sociales.
Elles ont alimenté de nouveaux champs d’études sur les animaux, les discriminations ou encore l’attachement des jeunes enfants.
Voici quatre figures féminines qui ont prolongé les réflexions de leurs prédécesseurs et ont développé leurs propres idées de la gestion des communs, de la mondialisation ou encore de la lutte contre la pauvreté.
La philosophe existentialiste a acquis une renommée internationale avec son livre Le Deuxième Sexe paru au milieu du 20e siècle.
Patiente et amie de Freud, Marie Bonaparte a contribué à diffuser la psychanalyse en France
Celle qui fut l’une des premières femmes économistes a livré une critique radicale du capitalisme, jugé impérialiste et destructeur.
De part et d’autre de la Manche, la Britannique George Eliot s’impose par ses romans empreints de réalisme et de morale, tandis que la Française George Sand défend avec vaillance l’égalité femmes-hommes.
Cette philosophe germanique a défendu une vision de l’humain comme être sensible, relié aux autres et dont l’âme reflète l’esprit personnalisé.
Non sans difficultés, elles ont entrouvert les portes de la philosophie française, une discipline alors très masculine.
Dans les années 1920, ces deux figures de la psychanalyse s’opposent à propos des origines de la vie psychique et de la prise en charge thérapeutique des enfants.
La capacité d’attention est au cœur de ses réflexions. Elle en fait une faculté cardinale de l’esprit pour mieux percevoir le réel.
Cette femme de lettres, qui fut aussi l’une des premières psychanalystes, a inspiré Friedrich Nietzsche et Sigmund Freud qui s’étaient épris d’elle.
Cette femme de passion et de raison a introduit le romantisme en France, un puissant mouvement culturel européen qui marque la fin du 18e siècle.
Féministe avant l’heure, G. Suchon soutient que l’infériorité des femmes n’est pas naturelle, mais liée aux institutions sociales qui les enferment dans des positions subalternes.
C’est aujourd’hui l’une des grandes représentantes de la littérature dite « épistolaire ». Pourtant, rien ne prédestinait la marquise de Sévigné à devenir célèbre grâce à sa correspondance privée.
De part et d’autre de la Manche, la Française Olympe de Gouges et l’Anglaise Mary Wollstonecraft réfléchissent aux droits dont elles sont privées et aux moyens de les conquérir.
Les thèses sur le contrat social du philosophe John Locke (1632-1704) suscitent de vives réactions – de soutien comme de critique – chez ces femmes lettrées.
À l’époque moderne, les réflexions de philosophes comme Descartes et Montaigne se nourrissent de riches échanges avec des femmes.