La vraie rationalité suppose de la réflexion, des idéaux, de la confrontation et la capacité à justifier ses croyances. Elle est une compétence sociale.
La vraie rationalité suppose de la réflexion, des idéaux, de la confrontation et la capacité à justifier ses croyances. Elle est une compétence sociale.
Dans les pas de Copernic, Kant opère une révolution en philosophie. Plutôt que de partir des objets pour comprendre la connaissance humaine, il considère qu’il faut partir du sujet. Il en tire une œuvre considérable sur l’homme et ses facultés, la morale, l’action, l’art, la théologie...
Dans le monde professionnel, les émotions peuvent être bénéfiques : elles motivent, aident à s’orienter et apportent de l’empathie.
Le philosophe humaniste italien du 15e siècle s’est fixé pour ambition de comprendre la nature humaine. Curieux, s’inspirant aussi bien d’Aristote que de la Kabbale, il a posé comme principe que l’être humain peut se transformer par la liberté.
La défense du rationalisme scientifique se réorganise. Face à la menace des croyances douteuses, du storytelling et des infox, les zététiciens montent au créneau, quitte à se diviser sur les moyens à utiliser.
Quoi ? La connerie bouleverse nos vies et nos sociétés jour après jour et les sciences humaines s’interdiraient de la prendre à bras-le-corps ? Il est grand temps de réparer cette négligence.
Auteur de L'Erreur de Descartes, le psychologue Antonio Damasio est célèbre pour avoir brisé l’opposition classique entre raison et émotion. Il va plus loin dans cet entretien réalisé en 2011, dans lequel il explique que la conscience découle de nos émotions.
Daniel Kahneman est mort ce mercredi 27 mars 2024. Psychologue et économiste, il a mis au point une théorie du raisonnement dans laquelle il distingue un système rapide, proche de l’intuition, et un système lent, qui mobilise la réflexion et le self-control. Il restera une figure essentielle de l’économie comportementale.
La prétention de l’intelligence humaine à vouloir comprendre le monde est-elle compatible avec la foi religieuse ? Durant tout le Moyen Âge, les penseurs juifs, musulmans ou chrétiens vont débattre de cette question sensible.
Où l’on découvre pourquoi Descartes a délibérément caché une partie de sa méthode. Et pourquoi, une fois connue dans son intégralité, elle a conduit à bien des erreurs.
Le christianisme a connu une époque obscurantiste de plusieurs siècles avant d’adopter une attitude plutôt bienveillante à l’égard de la science. L’islam a fait historiquement le chemin inverse.
En matière d’éthique, peu de principes résistent à l’épreuve du réel. S’il en est ainsi, c’est que notre jugement moral n’obéit pas à une logique simple : il est tiraillé entre émotions et raison, et toute décision dans ce domaine commence par un dilemme.
Comment vivre bien, si l’on ne parvient pas à mettre ses actes en conformité avec ses intentions et préférences ?
Considérée un temps comme la force motrice de l’histoire, la passion disparaît de la scène des idées à l’aube du 20e siècle… Pour réapparaître aujourd’hui chez les sociologues, historiens, psychologues, et même économistes, qui y voient un ressort fondamental des conduites humaines.
La passion religieuse des anabaptistes conduit à une révolution sociale qui les libère du carcan des institutions politico-religieuses. Elle mène aussi à une révolution de soi, par l’ascèse et le contrôle des affects.
Cela commence par une histoire d’amour très fusionnelle entre philosophie et science. Mais le couple va bientôt se brouiller jusqu’au divorce.
Depuis peu, les anciens amants se sont retrouvés et amorcent un timide dialogue.
Peut-on, à partir de quelques idées simples et d’une bonne méthode, reconstruire le monde comme le prétend René Descartes.