Le temps libre nous échappe. Comment s’en ressaisir ? L’historien Jean-Miguel Pire exhume la notion d’« otium », le « loisir intelligent » chez les Romains, pour en montrer la fécondité à l’âge des écrans.
Le temps libre nous échappe. Comment s’en ressaisir ? L’historien Jean-Miguel Pire exhume la notion d’« otium », le « loisir intelligent » chez les Romains, pour en montrer la fécondité à l’âge des écrans.
Primates, rats, oiseaux ou poulpes sont des êtres sensibles, conscients, intelligents, communicatifs, joueurs, rusés… Mais par rapport aux humains, ils manquent singulièrement d’imagination !
Pierre Singaravélou, historien spécialiste des empires coloniaux et de la mondialisation, est commissaire de l’exposition Une autre histoire du monde au Mucem.
Comment s’explique le succès grandissant des BD de sciences humaines sur le marché de l’édition ? Pour Sylvain Venayre, la réponse se situe entre un désir de démocratisation du savoir et d’expérimentations.
Au 19e siècle, alors que l’Europe contrôlait l’essentiel du globe, les États-nations occidentaux ont construit et imposé une histoire universelle dans laquelle ils s’attribuaient le beau rôle. En exposant « Une autre histoire du monde », le Mucem nous invite depuis Marseille à décentrer notre regard, à explorer une multitude d’autres façons d’écrire, de penser et de vivre l’histoire, depuis l’Afrique, l’Asie, les Amériques et l’Océanie.
En moins d’une décennie, les sciences humaines ont su s’imposer dans le monde de la bande dessinée et profiter d’un secteur en plein essor. Si le 9e art permet de toucher un plus large public, il offre aussi l’opportunité d’interroger ces disciplines et de renouveler leur écriture.
Longtemps sous-représentée, la diversité ethnoculturelle se fait une place dans la littérature française, estime Alain Mabanckou, écrivain majeur de la littérature francophone.
Grâce au développement de l’industrie numérique, les musées publics ou privés proposent des expositions dites immersives, censées plonger le spectateur au cœur de l’œuvre. Mais la technologie n’est pas neutre : ces expériences séduisent un nouveau public et façonnent un nouveau rapport à l’art.
Les marchands d’art ne sont pas des commerçants comme les autres. Ils jouent un rôle crucial dans le soutien, la reconnaissance et la diffusion de l’œuvre de leurs artistes. Une relation très singulière que met à l’honneur le musée de l’Orangerie à travers une exposition consacrée à Amedeo Modigliani et à un de ses marchands.
Dès le début de ce siècle, bien avant l’engouement pour les expositions immersives conçues grâce aux technologies numériques, le philosophe Yves Michaud a pensé l’art contemporain comme triomphe de l’« ambiance » ou de l’« atmosphère ». Visionnaire.
Smartphones, réseaux sociaux, séries en streaming… L’adolescence est entrée dans l’ère des technocultures. Quelles en sont les caractéristiques ? Quel impact ont-elles sur les jeunes générations ?
En France, 1 enfant sur 3 a au moins un parent qui vient d’ailleurs. Ces enfants devront apprendre à bâtir des ponts entre la culture de leurs parents et celle du pays d'accueil. Comment les accompagner au mieux ?