La première révolution industrielle semble être portée par une vague d’innovations techniques. Pourtant, les historiens ne s’accordent ni sur le découpage ni sur les causes de l’industrialisation de l’Occident.
La première révolution industrielle semble être portée par une vague d’innovations techniques. Pourtant, les historiens ne s’accordent ni sur le découpage ni sur les causes de l’industrialisation de l’Occident.
L’historien Joseph Needham a le premier établi la liste impressionnante des découvertes et innovations chinoises, dont beaucoup ont précédé celles de l’Occident. Dès lors, se pose une question encore irrésolue : pourquoi n’y a-t-il eu de Galilée ni de Newton chinois ?
Darwin ne fut pas un esprit solitaire ayant conçu seul la théorie de l’évolution. La longue gestation de L’Origine des espèces est le produit d’influences marquantes et de débats intérieurs. Leur analyse permet de comprendre comment se forge une théorie nouvelle.
L’histoire montre une correspondance étroite entre les grands foyers de la science et les pôles de la puissance. Quelles sont les bases économiques et sociales de cette dépendance ? Est-elle contradictoire avec l’autonomie des idées ?
L’histoire des sciences fut longtemps centrée sur l’évolution interne des théories et des représentations de la nature. Les sciences studies ont changé le regard sur la dynamique des sciences en prenant en compte les lieux, les milieux, les acteurs et les instruments qui produisent le savoir.
L’idée de « révolution scientifique » forgée par Alexandre Koyré et popularisée par Thomas Kuhn a été tenue comme une évidence. Jusqu’à ce qu’une nouvelle génération d’historiens des sciences remette en cause à la fois sa chronologie et son unité.
Écriture, mathématiques, astronomie, médecine, architecture, roue, système d’irrigation… mais aussi ville, État, droit et mythologie… Tout semble être apparu en même temps en Mésopotamie à partir de 3500 av. J.C. Pourquoi un tel big bang culturel a-t-il eu lieu ?
Depuis un siècle, des psychologues tentent de comprendre les mécanismes mentaux des découvertes en explorant tour à tour le phénomène eurêka !, l’intelligence des génies, le rôle de l’imagination ou la longue gestation des idées.
Les mathématiques – algèbre, géométrie, analyse, trigonométrie – semblent évoluer dans un univers de symboles abstraits, universels, immatériels. La création de ce monde d’abstraction repose cependant sur des bases très humaines qu’une histoire sociale des mathématiques permet de révéler.
Le christianisme a connu une époque obscurantiste de plusieurs siècles avant d’adopter une attitude plutôt bienveillante à l’égard de la science. L’islam a fait historiquement le chemin inverse.
L’islam a connu son époque des Lumières : du 9e au 13e siècle, les savants arabes ont traduit les livres de philosophe de l’Antiquité, avant de donner une impulsion propre à l’astronomie, à la médecine, aux mathématiques et aux sciences naturelles.
L’invention de l’ordinateur n’est pas seulement le fruit de quelques inventeurs et entrepreneurs de génie. Derrière eux, une myriade d’anonymes et d’institutions ont formé un écosystème d’innovation dont l’analyse permet d’entrer dans les arcanes de la révolution numérique.
Du crayon à l’ordinateur, du cahier de laboratoire à la téléconférence, les moyens d’acquérir, conserver et transmettre le savoir scientifique n’ont cessé de s’ajouter les uns aux autres depuis cinq siècles. Pourquoi ne se sont-ils pas remplacés ?
« Tout dans la nature est le résultat de lois immuables », écrit Charles Darwin en 1871. C’est donc à l’une de ces lois, celle de la sélection sexuelle, que l’homme doit ses qualités les plus nobles.
Nombre des objets que l’on utilise aujourd’hui ont survécu aux innovations.
Du « théorème de Fermat » aux « anneaux de Copernic », la science regorge d’éponymes. C’est en scrutant les fonds baptismaux que Douwe Draaisma retrace avec verve l’histoire mouvementée d’une poignée de découvertes neurologiques et psychiatriques.
Toute vérité scientifique est une erreur en sursis : une théorie scientifique ne doit pas être confirmée, mais au contraire mise à l’épreuve et invalidée. Tel est le message du philosophe des sciences Karl Popper.
Cela commence par une histoire d’amour très fusionnelle entre philosophie et science. Mais le couple va bientôt se brouiller jusqu’au divorce.
Depuis peu, les anciens amants se sont retrouvés et amorcent un timide dialogue.